« Quel monde voulons-nous pour demain »… ?

Que des termes ou concepts dont on ne parle pas au quotidien, mais qui ont un impact sur la façon dont nous serons pris en charge, en autres, pour nos problèmes de santé, dans un proche avenir.

La bioéthique a pour objet de réfléchir, clarifier, émettre des avis… sur des questions à visée éthique, liées à l’avancée des techniques, sciences, découvertes, innovations, entre autres, médicales.

En 1983, François Mitterrand, Président de la République, a créé le Comité Consultatif National d’Éthique (CCNE). Celui-ci émet des avis sur des questions de société. Ses derniers avis concernent la santé des migrants et l’exigence éthique, ou les enjeux éthiques du vieillissement. Ils aident les décideurs ou les équipes qui les accompagnent, dans leurs actions.

En Juillet 1994, apparaissent les lois de bioéthique, revues en 2004 et 2011. Ces lois sont, de nouveau, en révision et nous sommes tous concernés. Des consultations ont été menées sur Internet ou via des réunions en région, auquel chacun d’entre nous était invité à participer et à donner son avis.

Quelques exemples de sujets abordés…

La fin de vie, faut-il ou non légiférer afin de permettre le suicide assisté ou l’euthanasie ? Dans quelles conditions ?

Quelle place pour les citoyens vulnérables dans la médecine de demain ? On parle de « fracture numérique », en lien avec les difficultés de certains à utiliser les outils informatiques. Comment envisager le soin face à la précarité, l’isolement social, le grand âge ?

Quelle confidentialité de nos données de santé ? Comment mieux réguler la collecte et l’utilisation des données relatives à notre santé ? Une directive européenne se met en place courant Mai 2018, pour mieux les protéger, le grand public est peu informé.

Quel accueil dans la filière vieillesse, pour les minorités LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres) et/ou pour les personnes âgées vivant avec le VIH ?

Comment la robotisation et l’intelligence artificielle vont transformer les pratiques médicales, dans un très proche avenir ?

… Et bien d’autres sujets auxquels nous ne pouvons être insensibles et pour lesquels nous devons être ou nous tenir informés.

A l’issue des consultations qui prennent fin, le projet de lois sera examiné par le Parlement fin 2018, pour une révision des lois courant 2019 sans doute.