Rencontre avec Sila

La peinture, au cœur du processus de guérison

C’est après sa chimiothérapie que Sila a ressenti le besoin de se rapprocher d’une structure ou plutôt de personnes qui comme elles sont passées par la lutte contre la maladie. Sentiment de solitude au terme des trois mois encadrés par la médecine, besoin de réconfort, les raisons sont nombreuses à pousser la porte de l’Association Une Luciole dans La Nuit. Davantage qu’un groupe de soutien, Sila y a trouvé un socle sur lequel se reconstruire en parallèle de son cercle familial et amical et a renoué avec une passion d’enfance, la peinture. Retour sur une rencontre.

Quelles étaient vos attentes lors de votre adhésion ?

Aucune en particulier, après la chimiothérapie, je me suis sentie relativement seule et isolée. J’avais certes ma famille, mes amis et collègues qui me soutenaient, mais cela ne suffisait pas. Je ressentais le besoin de parler, d’échanger avec des personnes qui comprennent, des personnes qui comme moi sont passées par la maladie.

Votre quotidien a-t-il été impacté depuis votre adhésion à l’Association ?

Oh oui et pour le bien ! L’accueil chaleureux m’a permis de me sentir à mon aise très rapidement. Le fait d’avoir été reçue de manière individuelle a instauré dès le départ un climat de confiance. La suite, ce sont des ateliers tels que la sophrologie ou l’esthétique qui m’ont réconcilié au fil du temps avec moi-même. Adhérente depuis 2018, je ressens vraiment la différence.

Parlez-nous un peu de ces ateliers

En résumé, les ateliers m’ont aidé à m’en sortir ! Ils sont bien davantage que des activités, ce sont de véritables groupes de parole informels. Piliers du quotidien, ils permettent à chaque adhérente de renouer avec un cercle social, mais surtout d’aller vers un mieux-être en libérant la parole. Les activités sportives par exemple permettent au corps de conserver une certaine masse musculaire tandis que les thérapies par l’image favorisent l’expression des ressentis. C’est dans le cadre de l’un de ces ateliers que j’ai renoué avec une passion d’enfance, la peinture.

La peinture a joué le rôle de déclic ?

Oui et non. Ce sont davantage les ateliers de l’association qui m’ont permis de réaliser que la peinture était essentielle pour moi. J’avais délaissé cette activité et aujourd’hui elle fait partie de mon quotidien. Si cette activité est un plaisir, elle joue également un rôle de thérapie dans le sens où les gestes permettent d’exprimer ce que les mots ne peuvent verbaliser. Aujourd’hui, je me sens mieux autant sur le plan physique que mental et j’ai décidé de m’engager davantage au sein de l’Association.

Aujourd’hui adhérente et bénévole au sein de l’Association, quels seraient vos conseils aux futures membres ?

D’oser venir pousser la porte ! Encore trop de personnes restent isolées par crainte de je ne sais quoi. Il est au contraire nécessaire d’aller à la rencontre de personnes qui ont suivi le même chemin et qui sont porteuses d’optimisme. Oui la maladie est là, mais non ce n’est pas une fatalité; et si la pathologie est présente le mental joue aussi son rôle. C’est ici que nous avons une carte à jouer et de mon côté, je suis fière d’apporter ma pierre à l’édifice de la guérison.

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